blog de Joachim, du balai Joachim, du balai ! humeurs poétiques de Jack, Simon, Arthur, Moris et autres moins connus
Alors que Simon s'échouait sur les bancs de la lavomatic, il revît l'homme « cent têtes ». Contrairement à plus tôt dans la journée, peut être moins souffrant, peut être plus résigné il accepta la rencontre. Il accepta l'insistance du destin et discuta...
En marchant dans les rues de la vieille ville bourgeoise flattée par l'air doux d'avril et parcourue de murmures festifs, Moris pensa que la seule chose importante en ce samedi soir était de rester vivant et s'accrocher aux parcelles de vie qui restaient...
Esteban se rappela cet enfant berbère dans ce port de pêche qui dégainait sa calculette au milieu d'une foule d'objets improbables et essentiels sous l'ombre bienveillante de son père. Il en sourit sur le moment comme on sourit aux déguisements enfantins...
Au milieu des vieilles pierres moussues de rosée qui exhibaient des formes intrigantes, Simon se surpris à penser qu'il y n'avait finalement pas tant d'opposition que cela entre ces deux mondes du profane et du sacré. Il songea que tout peut s'échanger...
Il y avait ce soir un film qui avait pansé les blessures et rappelé à Simon qu'il était sur le bon chemin. Les feuilles volubiles lui avait fleuri, les chansons chauffé le cœur et réveillé des jolies larmes. Les anges lui avaient fait de grands sourires...
Simon s'interrogeait sur les hasards qui avaient arrêté les pas de l'ermite il y a 13 siècles dans cette "vallée coquille," forme prémonitoire pour cette étape fameuse du chemin de Saint Jacques. Il se demandait quel signe avait précipité le choix. Il...
En ce début de soirée printanière aux accents estivaux, au détour d 'un coin de rue, Jack se surprit à rester là fasciné par la puissance de ce spectacle inattendu..à suivre ! Nouveau : suivez les aventures de Jack en direct durant la périlleuse saison...
Un jour sans y prendre garde l'éternel marcheur s'aperçoit que son eau "refuge" a changé de goût. Elle est devenue âpre, presque imbuvable et la généreuse source bouillonne d'amertume. Alors le pèlerin incertain, épuisé, pleure des larmes d'incompréhension...
Sur le sentier du parc, au milieu des affairées courantes, Joachim avait du mal à mettre en route la machine ce samedi matin. Les muscles étaient lourds et atones. Mais cette fois-ci il avait décidé de ne plus faire remorquer la grande cathédrale par...
Et si enfin se monde s'effaçait pensait Simon, si enfin ces murs d'angoisse normés, bien décorés s'effondraient. Il rêva et espéra dans un souffle rageur que s'embrasse la grande ville et commence le grand incendie emportant avec lui dans des nuages grossiers...
Pas ce soir le grand abandon, pas ce soir le lâcher prise, pas ce soir la fuite salvatrice, les naseaux grands ouverts affamés de vents d'ailleurs, la truffe posée curieuse sur la vitre du bus. Pas ce soir l'aveu du grand mensonge, pas ce soir, la baise...
Il fallait se relever et réagir. Une page venait d'être tournée et Esteban devait trouver la force d'emprunter ce nouveau chemin. D'une certaine manière le destin lui avait sourit en précipitant l'inexorable. Non ce n'était pas sa route et il le savait...
Notre père qui êtes au cieux, en haut, bien haut suffisamment pour ne pas être emmerdé. Il y avait un dossier sur Jack. Il avait beau prendre ces airs de saint, Joachim commençait en avoir assez de l'idole. Il était là, bien là planté devant son chemin...
Dans le bus de la compagnie Mayab, Esteban se blottissait dans le voyage, comme un enfant qui se cale devant la boite magique, tout impatient du spectacle qui va venir. Il avait retrouvé la petite gare routière de Chan Santa Cruz avec ces vendeuses de...
Cette fin d'après midi, après que les traces des touristes se soient estompées sur les vieilles pierres du temple, Simon eut envie de s'arrêter un moment au milieu de la forêt, en face de la prétentieuse statue de Pajaro Jaguar IV, à moitié détruite,...
Joachim n'avait pas, ce matin, envie de se réveiller avec le monde. Il aurait voulu le laisser faire sa course folle et se trouver un trou de terre pour s'y cacher. Il aurait voulu que tout s'arrête enfin et que les chevaux des grands rêves arrachent...
Cet après midi, Esteban se réveilla d'un ancien sommeil. Une sale mouche l'avait piquéeil y avait maintenant longtemps. Le prince s'était endormi, sans princesse pour le réveiller dans le bois dormant. Une fenêtre avait du s'ouvrir sous la pression d'une...
Les marchands d'amnésie nettoient leur verres quotidiens aux torchons des lieux communs et des phrases toute faites. Leur doigts avides serrent leur trésor de verre jalousement. Chaque goutte d'amnésique remplit leur caisse, fait gonfler leur bourse et...
Ne plus avoir de règles. Ce soir Arthur ne voulait plus s'arrêter au feu, seulement continuer sa route. Il vouliat dépasser joyeusement le rubicon, partir en guerre contre ces obstinations, froisser les toiles des horizons, et faire danser les carcasses...
Ce matin là n'attendait plus. Le dernier mois avant le passage montrait son ventre mou. Joachim avait tant de choses à faire dans ce si court délai. Il s'en sentait presque incapable. Comme la légende de l'aigle, il aurait voulu arracher ses anciennes...
J'irai m'assoiffer aux parfums d'éther, franchir des seuils infondés et oublier les refrains nostalgiques des après midi d'octobre. Au beau milieu des insomnies, je pousserai la cape qui me couvre et me rend inaperçu. J'allumerai les feux qui attendent...
Cet après midi d'octobre, Arthur pleura un temps passé au rappel des éclats de jours bleutés suspendus au mur du village sur la colline niché au cœur de la grande capitale. Il se souvint de ce soir agité au milieu du café bruyant, débordant d'envies de...
Ils sont insignifiants et rien ne les distingue du tout commun. Ils sont là dans nos vies, autour de nous, dissimulés sous leur carapace imparfaite, laissant deviner leurs élytres fatigués. Ils trébuchent souvent au moindre bout d'obstacle planté dans...
Joachim se sentait l'âme transgressive ces derniers temps. Il aimait se laisser porter aux limites de ces mondes, passer la frontière doucement amené par le courant jusqu'où se mélangent les grandes eaux, porteuses de mémoires glaciales ou de douceurs...
Jack s'était enfui un moment du stand assailli, sans vergogne, le pas rapide vers les chemins buissonniers au travers du Jardin. Il piétina allègrement comme tant d'autres les pelouses qui d'habitude étaient surtout gentiment caressées par les dos fourbus...