blog de Joachim, du balai Joachim, du balai ! humeurs poétiques de Jack, Simon, Arthur, Moris et autres moins connus
Cet après midi d'octobre, Arthur pleura un temps passé au rappel des éclats de jours bleutés suspendus au mur du village sur la colline niché au cœur de la grande capitale. Il se
souvint de ce soir agité au milieu du café bruyant, débordant d'envies de fêtes et de rencontres, et de cette frénésie qui l'agitait soudain de tout voir et découvrir dans cette ville Babylone
qui l'effrayait tant. Sa main accrochée à son « guide amour, » rassuré par la taille des ruelles de ce quartier improbable au cœur de la cité, qui lui rappelaient celles des villages de
sa Provence, il voulait embrasser chaque coin, chaque homme, comme un gamin affamé pose son nez gourmand sur les rayons délicieux de la boulangerie. Il aurait voulu se goinfrer d'ateliers
« brioches », de bar « tartes aux fraises », et de concerts « pain au chocolat ». Il se moquait de la rigueur du temps et des morsures matinales de la fraicheur des
hivers parisiens. Il eut voulu encore pousser la porte amicale et gauchie d'un de ces troquets, et se blottir au chaud dans un de ces recoins anonymes bercé par le ronron rassurant des
percolateurs poussifs.(à suivre)