blog de Joachim, du balai Joachim, du balai ! humeurs poétiques de Jack, Simon, Arthur, Moris et autres moins connus
Au fond de la cuvette, il y avait quelques vagues de lueur. La compagnie de cette âme sinistre et survivante fit regretter à Morris sa virée du soir. D'autant plus qu'elle n'eut pas l'effet attendu et surtout aucun sur sa mélancolie dominicale. L'arrivée...
C'était le moment malgré les rayons généreux du soleil. S'enfouir sous la couette et renoncer aux illusions de l après midi. S'enfoncer dans le canapé lentement jusqu'à toucher le fond et espérer retrouver à ce moment le goût de remonter. Mais surtout...
Il s'était dit. Il l'avait mis. Là au fronton du jour nouveau et espérait plus jamais le voir caché. Rehab comme priait l'étoile brûlée, comme chantait ces vieux enfants aux chemises séductrices sur un bout de rivage. Il avait trainé et hésité pour enfin...
En revenant de son entretien avec l'homme au crane lisse et aux questions indiscrètes, Moris se sentit ragaillardi, et l'esprit plus léger. Sa respiration avait pris un peu plus d'ampleur et il eut des envies de grand seigneur, d'invitation soudaine et...
C'était mieux ainsi, se blottir devant le grand incendie. Ne plus attendre la chute des murs mais donner le coup de talon qui sape la base et les fait s'écrouler et brûler ce qui reste d'espoir. Comme ces mots couperets qu'on balance à la gueule du mourant....
Porté par le flot « fauve », Arthur avait des mots en brouille dans les veines, dans les plissures des corps axoniques. Il avait rebranché la prise, machinalement sans s'en rendre compte. La truffe tendue, il sentait que l'air semblait plus frais en allant...
des histoires qu'on se raconte pour pas avoir de cauchemars des histoires de grand pour se donner du courage quand on est seul le soir, dans le noir et qu'on aimerait fourrer ses orteils dans le mollet de la voisine ou du voisin le frangin ou la frangine...
Il n'en rêvait plus des séances d’épouillage. La pluie froide suffisait. Des mâles idiots et agressifs il n'en supportait plus l'haleine, pas plus que celle des guenons hystériques qui précipitaient les flammes. Il était fatigué à défaut d'être résigné,...
.. c'est fou ce qu'on faire tout de même. On hurle, on crie sur le sommet du monde pour dire qu'on en voudrait plus. On fait des jeux idiots entre autres infirmes pour continuer à s'imaginer encore maîtres du monde, autocrates colériques et insatiables....
Après le mur, il reste des amas de béton, de pierres, des tiges en fer sans utilité, peut être une vague trace au sol, .et puis...des friches merveilleuses remplies de sauvages expansives, exubérantes, à la beauté indécente..envahissante..après le mur...
A bien y regarder, ils n'avaient ni grandes toges, ni assistants, ni grands temples pensait Simon. Ces « collègues » veilleurs, soigneurs, accompagnateurs étaient élagueurs en saison, jardiniers intermittents, ou garagistes d'occasion. Leur statut n'avaient...
Elle avait déboulé comme çà dans la grotte, un soir où il ne s'y attendait pas. Il avait poussé du pied vite fait les restes de nourriture qui jonchaient le sol et enlevé à la hâte quelques vieilles toiles d'araignée. Et elle, elle était rentrée comme...
Pif paf et une bonne envie de taper. Balancer un uppercut et balancer la purée juste pour remettre les pendules à l'heure et retrouver un peu de sérénité. C'était une réponse basique reconnaissait en lui même Moris. Mais bon Dieu , que cela pouvait faire...
Tous misérables en lingerie fine sur des balcons d'apocalypse. Ils grognent dans des mouchoirs de soie leur haine du monde et d'eux même. Grand élans masturbatoires confortables et rassurant dans les mondanités bourgeoises, les « gueux » étalent leur...
C'était programmé. Quelque part. Morris en savait franchement rien. Où. C'était là. Pris un jour, il a rangé le programme dans un bout de vêtement quelque part. Et tout était à l'heure, l'ouverture de la salle, le film...Les acteurs étaient brillants...
S'en aller et quitter en chemin ses lourds vêtements. Marcher sans s'arrêter, jusqu'à ce que son souffle embrasse la plaine et les haies espiègles et rieuses. Trainer ses lacets sans craindre la chute, les yeux "dans haut" dans les étoiles pas encore...
Et après ? Et après il n'y a rien ..juste une dune, une montagne, un amas de pierre et de terre un peu trop haute...où on a mis les amis, les partis, les déserteurs, ...un coin sur le côté qu'on pousse un peu chaque jour pour ne pas oublier . Une pelle...
ils ont débarqués..dans un fracas de cuir et de métal, et de bois hurlant sous le choc. Ils ont fait razzia de beaux sentiments et belles pensées..Saccagés les idoles et les idées sacrées..Ils ont rotés haut et fort..Et ils rirent grassement de leur crimes..Le...
C'est pas qu'Arthur avait vraiment peur, c'est plutôt une envie folle de ne pas poursuivre cette errance sans constance, ce désaveu existentiel permanent. Il lui faudrait du courage, paradoxalement pour fuir. Ne pas reproduire les mêmes erreurs, ne pas...
Ce soir Jack sirotant son verre de vin en tentant de neutraliser une contamination volontaire de Penicillium camemberti avait cette impression forte d'être ce mec qu'on siffle. « Ce mec qu'on siffle les soirs de semaine où la solitude se fait sentir....
Arthur n'aimait pas l'été. Il n'aimait pas ces journées absentes derrière les volets mi clos. Il n'aimait pas cette nature endormie, assoiffée et brulée. Il détestait cette odeur de bitume chaud et l'arrogance de ces senteurs quotidiennes et domestiques...
Les vieux démons sont de sortie. Exu rit dans son coin au spectacle prochain du grand bal libérateur. Le monde tremble dans une grande transe, dont on perçoit à peine que les premières pulsations. C'est lancé et inexorable. les ego, les écrits, les ressentiments...
Dans l'absolu, j'aimerais écraser des bouts de terreur sur mon chemin, piétiner de manière nonchalante ces lambeaux d'idées noires, le pas léger et décidé. J'aimerais que tous mes muscles s'enfoncent dans cette masse fluide sans résistance, les narines...
J'ai la pensée libellule amarrée aux restants du jour. J'aimerais m'envoler et toucher le nectar des fleurs amarantes, oublier le souci grisonnant, et crier des mantras mécaniques aux oreilles des amants blessés. Il y a tant de temps disparus au milieu...
Je suis ici et le son s'arrête. Je suis ici et je m'absente comme par magie. J'aimerais me retirer mais je ne peux pas. Je m'enfuis mais je perds à chaque fois au jeu de cache cache; il y a des chemins terrifiants qui serpentent le long des remords et...