blog de Joachim, du balai Joachim, du balai ! humeurs poétiques de Jack, Simon, Arthur, Moris et autres moins connus
Notre père qui êtes au cieux, en haut, bien
haut suffisamment pour ne pas être emmerdé. Il y avait un dossier sur Jack. Il avait beau prendre ces airs de saint, Joachim commençait en avoir assez de l'idole. Il était là, bien là planté
devant son chemin qu'il aurait aimé sans saint cette fois-ci. Lui le père, lui le boss, lui le prof, lui le maître, censeur éternel qui brulait chacune de ces ailes par ces formules moisies, ces
images grossières et conventionnelles. Non il n'était pas bobo, non il ne trainait pas dans cet endroit parce qu'il en était un, et ce n'était pas avec son salaire misérable qu'il
daignait le payer qu'il aurait pu avoir cette prétention. Joachim souriait désormais à cette peur lancinante du père face au grand vagin qui le sidérait et pour lequel il avait abdiqué depuis
longtemps, Simple marionnette du théâtre phallocrate, Jack cachait sa peur panique dans ces sermons courus et usés. Sa révolution avait eu la lâcheté de la masse, de la meute bêlante et
parricide. La bombe il avait finalement abriqué lui même patiemment comme on enterre lâchement les cadavres dans le jardin sans plus s'apercevoir de ces monticules formés. Enfants du Général ils
n'avaient pas lutté, ils avaient accepté les fruits des lutteurs, des résistants, et des travailleurs. O pauvres marionnettes d'un ordre déjà établi, d'une universalité déjà corrompue, leurs
discours sonaient creux. Ces forêts inutiles et tristes plantées sous les injonctions idiotes de supérieurs qu'ils avaient jugés méritants avaient été en parties brulées par la rage lucide de
peuples dépossédés, des ingrats mal instruits qui n'avaient rien compris. Joachim décida ce soir de laisser Jacques à son mensonge déguisé du queutard responsable aux rêves étriqués.