blog de Joachim, du balai Joachim, du balai ! humeurs poétiques de Jack, Simon, Arthur, Moris et autres moins connus
C'est un vieux fossile que l'on piétine allègrement dans l'anonymat général. Les hasards des découpes l'ont placé là au cœur de la ville sa moitié tranchée exposée impudique à la foule grouillante et affairée de cette grande place. Combien de passants...
Lire la suiteElles sont encapuchonnées dans des replis de fausse fourrure, le dos vouté, expectatives, espérant une aide du destin. Mais rien ne vient, les rues sont pareilles qu'hier, les rails du tram, identiques. Pour peu que l'on soit accompagné ou seulement attendu,...
Lire la suiteIl est des moments où tout s'écroule comme une évidence. Ce soir c'est certainement le cas. Il y a des souvenirs insaisissables et inopportuns, qui frappent à la porte de la mémoire; Il sont agressifs et bruyants. On ne les calme pas C'est peine perdue....
Lire la suiteLa jeune serveuse écoute poliment. La vieille continue son interrogatoire. Sa tenue bourgeoise, son ton poli et agréable ne laisseraient pas de place à la méfiance. C'est un monstre pourtant, insatiable toujours prêt à tenter de se rassasier auprès d'une...
Lire la suite
Il y a ce don qui n'est pas recevoir. Il y a cette attente sans soleil qui nous fait mentir. Le cœur gonflé de rancœur, les mots forment un caillot dans la gorge. La vielle mécanique suit son chemin sous la pluie froide de ce soir redevenu rassurant....
Lire la suiteSur les ailes de l'ange, il y a des poussières d'étoiles et des promesses de voyage. Dans ce champ de pierres, labyrinthe des nostalgies matinales, je cherche cette maudite tombe que les guides touristiques indiquent. Je cherche sans trop y croire. L'ange...
Lire la suite
C'était un après midi d'échouage sur la grève en zinc. J'avais croisé le vieil indien; je ne le croisais pas souvent mais toujours pour de bon. Cette fois-ci, je n'avais pas particulièrement envie de m'enliser sur le sable mou et détrempé de la plage...
Lire la suiteQuelque chose d'insignifiant s'accroche à mon esprit, traine dans mes viscères, un bout de cheveu, un poil de cul, un grain de sable peut être; une chose persistante en tout cas. Elle ne veut pas partir. Elle me dit déjà qu'elle ne me lâchera pas. Elle...
Lire la suite
C'est un matin, en conception, où le cœur étouffe de grosses bulles de rancœur. C'est un matin où la ville est belle et apaisante. C'est un matin où les silhouettes titubantes des bourreaux ivres dansant autour du corps fraichement immolé projettent leurs...
Lire la suite