blog de Joachim, du balai Joachim, du balai ! humeurs poétiques de Jack, Simon, Arthur, Moris et autres moins connus
Res noves, Res noves, Res noves, Res noves, Res noves, Res noves, Res noves, Res noves, Res noves, Res noves, Res noves, Res noves, Res noves, Res noves, Res noves, Res noves, Res noves, Res noves, Res noves, Res noves, Res noves, Res noves, Res noves,...
C'était pas évident. Cela se cognait dans tous les sens. Inutile de fixer une direction, la chose s'échappait en permanence. Faut dire que c'était pas le lieu idéal. Arthur essayait vainement d'y mettre de l'ordre, mais les mots, mioches ingrats et dissipés,...
Il est assis sur le banc, à deux pas du lever sous un ciel nuageux. Il se repose, reprend son souffle, et goûte avec délice l'arrêt de l'effort et la présence de ce corps si souvent négligé. Il pense à elle, à lui, à eux. Un rouge queue vient discuter,...
Ce matin le soleil, peut être gronchon, encore endormi, ou peut être simplement décidé à ne plus se laisser tourner en rond avait décidé de se lever du mauvais côté. Au départ fallait avouer que tout le monde n'avait pas remarqué. Surtout dans les villes....
Il fallait trouver des mots motivants sur la grande page blanche, salvateurs mensonges pour un futur différent d'un présent devenu prison. Mais le cœur grondait et résistait à l'âpre exercice déjà maintes fois réalisé et sans réelle issue. La blessure...
Ces premiers jours de fraicheur automnale, Joachim avait retrouvé la vieille ville bourgeoise. La lumière douce de septembre caressait les murs crémeux et fatigués. Comme un veille compagne qu'on a plus revu depuis quelques mois, après l'éloignement estival,...
Dans la petite Babylone, Jack ce soir là, ne s'était pas resservi un Cosmopolitan, mais plutôt un de ces picrates blanchis aux sulfites nitreux, doux poison qui tordait ses boyaux. Un hasard de rue l'avait trainé jusque dans cette fête aux coiffures improbables....
J'accrocherai aux néons des murs paresseux des paroles maladroites, en espérant qu'une passante malhonnête s'en amuse et me réponde. Je pleurerai les derniers bouts de mes espoirs recommencés, les matins bleu-solitude en tirant la langue à la grande parfaite....
C'était quelque part dans ce petit bout de peau palpitant. Allez savoir où ! Morris en savait foutrement rien. Tout ce qu'il savait et ressentait comme une évidence, c'était le bruit sourd de cette fuite constante de ce liquide précieux qui s'écoulait...
C'est des soirs comme çà, où on ne sait pas vraiment pourquoi les ventricules s'ennuient et soupirent du sang las. Un soir où le bain dans la criée vulgaire a contraint le corps à des gesticulations ridicules qui nous blessent. On se dit alors qu'on aurait...
Il y a ce visage sombre et merveilleux avec ce regard « noir orage ». Il y a ces lèvres à la Béatrice comme une arrogante invitation et ces mèches brunes de garçon. Il y a cet émerveillement éphémère qui n'existe plus depuis longtemps mais dont le souvenir...
"Enfermer Thanatos et ne plus le laisser sortir. Résister aux chants de l'homme ailé, pour ne pas tout détruire.." se disait Moris sur la route du grand édifice bleu métallique. Laisser Eros pour une fois victorieux, laisser cette pulsion de vie continuer...
Les aveuglés pullulent en ces périodes de grand changement, confondant l'ombre et son objet, et se foutant des couleurs, et de la pétulance de leur propre chair. Ils ont déserté depuis longtemps leur cathédrale et veulent conquérir le monde avec leurs...
Un soir un matin, dans un train de retard comme un alibi au retour, saluer un oubli volontaire au coin d'une gare. Un soir, un matin sans chercher plus loin, se laisser emporter par ce flux grossier en jetant par la vitre ses prétextes de paralytique...
Part. IV LE PAUVRE SONGE Peut-être un Soir m’attend Où je boirai tranquille En quelque vieille Ville, Et mourrai plus content : Puisque je suis patient ! Si mon mal se résigne Si j’ai jamais quelque or, Choisirai-je le Nord Ou le pays des Vignes ?......
Déf. : En analyse, ou en géométrie différentielle un point d'inflexion est un changement de la concavité sur une courbe. Les points d'inflexion sont aussi ceux où la tangente traverse la courbe. C'est pourquoi les points d'inflexion, quand on arrive à...
Joachim avait besoin de marcher et d'en parler à l'ami, le cœur débordant de ce bouillon amer de rancœur et de colère. Sans prévenir l'affrontement avait eu lieu, le face à face qui n'avait pas vu venir, juste à peine pressenti organiquement et qui lui...
Reprendre le fil. Cela faisait longtemps que le lieu avait abandonné. Joachim eut du mal à le reconnaître. On avait posé des étals un peu partout, et les marchands avait envahi la place avec cette indécence et cette vulgarité qui leur était si propre....
Il y a des parfums de réciproque sur le chemin des étoiles et des absolues vérités que l'inconnu observe. Il aimerait s'assoir et savourer ces moments mais il ne peut pas. Il y a un espace où le monde s'éteint et il le connait. Cet univers est son centre,...
Le petit enfant qui pleure se croit seul au monde au milieu des infidèles et des médisants. On tire sur son poignet pour l'amener en cage. Celle de la foire aux grands hommes, celle d du monde qu'il déteste. Son amour se change en rage, en colère et en...
Arthur ne savait vraiment pas d'où venait cette bonne humeur matinale; il était largement en retard sur l'horaire et l'agenda du jour s'annonçait redoutablement chargé. Pas de quoi pavoiser non plus, n'ayant pu déposer ce manuscrit dans les temps. Ce...
Jack était, à sa manière, un mystique et un pratiquant assidu. Certains fréquentent les églises, lui visitait d'autres temples. Oh je sais, j'entends déjà certains crier aux scandale ou au blasphème. Peut être qu'un regard extérieur jugera ces propos...
Tom est épuisé. Ces épaules lui font terriblement mal. Cette mer est immense. Il pense qu'il aurait du s'arrêter sur cette minuscule ile, au moins se reposer un court instant. Pourquoi donc avoir voulu continuer à tout prix, quel orgueil idiot l'a fait...
Les chavirés dansent sur les dalles lisses et froides de la comédie, ils crient et hurlent, les narines dilatées happent les premiers souffles du printemps balbutiant. La furie tord leur plante de pied, crie au travers de leur peau. Ils sont jaloux du...
Ils sont là sur le bord de la route, élançant leur grande silhouette squelettique vers le ciel gris et maussade. Simon est heureux de les voir et sentir. Il aime leur compagnie. Malgré l'austérité de leur saisonnière apparence, leur présence le rassure....