blog de Joachim, du balai Joachim, du balai ! humeurs poétiques de Jack, Simon, Arthur, Moris et autres moins connus
C'est des soirs comme çà, où on ne sait pas vraiment pourquoi les ventricules s'ennuient et soupirent du sang las. Un soir où le bain dans la criée vulgaire a contraint le corps à des gesticulations ridicules qui nous blessent. On se dit alors qu'on aurait mieux fait de creuser un peu plus et pousser plus avant l'exploration œnologique, bien à l'abri dans le nid gentillet. Le bateleur a fait son festival, sa grande braderie en caressant dans le sens du poil le bobo errant sur le trottoir. Racolage actif. Et on sent alors le palpitant sali, fatigué de s'être trop hasardé dans des prisons d'âmes froides et exiguës. On espère que cela va revenir et qu'on a raison. Que la vérité n'est pas là bas, et que nous ne sommes et ne serons jamais comme ces épiciers d'imaginaire, jetant avec des gestes amples à la face des badauds assoiffés, des alibis d'art.