blog de Joachim, du balai Joachim, du balai ! humeurs poétiques de Jack, Simon, Arthur, Moris et autres moins connus
Ce matin le soleil, peut être gronchon, encore endormi, ou peut être simplement décidé à ne plus se laisser tourner en rond avait décidé de se lever du mauvais côté.
Au départ fallait avouer que tout le monde n'avait pas remarqué. Surtout dans les villes. On avait noté un vague changement, un « je ne sais quoi », une angoisse sourde. Certains grincheux habitués des levers difficiles avaient salué à leur manière cette matinée sans l'agression lumineuse des premières heures dans cette cuisine mal orientée.
Dans les campagnes se fut la catastrophe. Les coqs s'étaient tus, abasourdis, tétanisés. Certains avaient été retrouvés inanimés et gisant dans la basse cour. Des forêts denses, on entendit des chants puissants, comme des prières apocalyptiques venant des peuples veilleurs de temps. Certains s'étaient rendus au bord de l'océan les bras chargés d'offrande pour implorer le dieu chaleureux de reprendre sa course normale. D'autres déjà plus vraiment dans ce monde, avaient profité de ce signe exceptionnel pour franchir le seuil définitivement.
Des contribuables bougons avait même adressé un courrier indigné au président pour se désespérer d'une preuve évidente de la dégradation de l'environnement et de l'incompétence flagrante de l'Etat...(à suivre).