blog de Joachim, du balai Joachim, du balai ! humeurs poétiques de Jack, Simon, Arthur, Moris et autres moins connus
J'accrocherai aux néons des murs paresseux des paroles maladroites, en espérant qu'une passante malhonnête s'en amuse et me réponde. Je pleurerai les derniers bouts de mes espoirs recommencés, les matins bleu-solitude en tirant la langue à la grande parfaite. Je veillerai à ne plus tomber et à toujours me relever sans attendre cette main qui n'est plus là. J'arracherai au fond de mes impasses duodénales cette pellicule mortifère comme l'écorce inutile d'un vieil arbre sénescent. J'abolirai ce temps trompeur pour ne plus garder que cette chose essentielle; l'odeur de ce souffle béni et de cet air merveilleux qui accompagne le laisser aller salvateur. Alors le corps fourbu mais soulagé, je tremperai mes mains fatiguées et engourdies dans cette prose apaisante, dans ce bain de mots bien loin des froideurs rigides des convenances résignées.