blog de Joachim, du balai Joachim, du balai ! humeurs poétiques de Jack, Simon, Arthur, Moris et autres moins connus
Joachim se leva trop tard cette journée pour profiter de la vigueur de la vie naissante et de la conscience s'éveillant. Trop tard pour laisser la folie du corps prendre le contrôle du vaisseau grotesque et arracher ses morceaux de chairs à ces amertumes...
Lire la suiteLes mots se cognent à la confluence exigeante. Il se bagarrent pour passer, et leur acharnement, leur force et vigueur ne fait qu'aggraver la confusion; Alors vient le moment où le flot s'arrête, et le fluide ne circule plus et où la bouche se tarit,...
Lire la suiteReprendre le fil. Cela faisait longtemps que le lieu avait abandonné. Joachim eut du mal à le reconnaître. On avait posé des étals un peu partout, et les marchands avait envahi la place avec cette indécence et cette vulgarité qui leur était si propre....
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Joachim n'avait pas, ce matin, envie de se réveiller avec le monde. Il aurait voulu le laisser faire sa course folle et se trouver un trou de terre pour s'y cacher. Il aurait voulu que tout s'arrête enfin et que les chevaux des grands rêves arrachent...
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Arthur en faisant revenir la viande se rendit compte qu'il n'avait plus fait cela depuis très longtemps, à commencer pour lui. L'idée, l'envie lui était venue quand ils rentrèrent du bar, et contemplèrent le désert alimentaire de son placard. Son droit...
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C'est pas qu'Arthur avait vraiment peur, c'est plutôt une envie folle de ne pas poursuivre cette errance sans constance, ce désaveu existentiel permanent. Il lui faudrait du courage, paradoxalement pour fuir. Ne pas reproduire les mêmes erreurs, ne pas...
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Trop fort était le son, trop forte la lumière d'avril, trop chaude la journée pour Moris. Il aurait aimé être cette chose poilue et rampante, ombre couinant des recoins obscurs. Il avait le cœur à l'être. Le marmiton du destin avait du laisser tomber...
Lire la suiteMoris ne comprenait pas la constance de cette douleur car il sentait qu'au fond de lui, après ce grand désert, il v avait cet oasis qu'il espérait. Combien de fois s'était-t il perdu dans cette étendue sans fin, errant affamé et assoiffé, pleurant de...
Lire la suiteLe petit homme au grand sourire avait effleuré le cœur de Moris; rencontre improbable au milieu des faluches faussement sobres qui prenaient d'assaut la rue de l'U. Le pas lourd, le poids du monde sur les épaules, la pente guidait les pieds de Moris....
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