
Sur les ailes de l'ange, il y a
des poussières d'étoiles et des promesses de voyage. Dans ce champ de pierres, labyrinthe des nostalgies matinales, je cherche cette maudite tombe que les guides touristiques indiquent. Je
cherche sans trop y croire. L'ange au coin d'une allée dort et me surprend. Simple allégorie ? Celui-ci me parait presque vivant. Il me rassure. Je m'arrête un moment pour parler avec lui au beau
milieu de la frénésie « portena ». Dans le gazouillis d'un tuyau d'arrosage, l'eau se fait écho de ce souffle de vie. Car sur les ailes de l'ange , il y a aussi ces lèvres humides qui
trouvent leurs sœurs, les paumes chaudes et douces qui maladroites caressent le corps espéré, et le parfum capiteux de la première rencontre d'anonymes amants dans le dédale des noms célèbres ou
oubliés.