blog de Joachim, du balai Joachim, du balai ! humeurs poétiques de Jack, Simon, Arthur, Moris et autres moins connus
L'air est vicié, et je me sens mal. Ce
n'est pas la peine de l'écrire semble-il mais quelque chose me pousse à le faire malgré tout. Toujours cette même force qui
envahit tout mon corps jusqu'à l'extrémité des doigts. Le lien est ténu, fragile et prêt à se briser à chaque instant. J'en envie les querelles d'amoureux, et leurs lèvres réconciliées. Ce
samedi, assis, prostré, inexistant où l'heure me parait amère et triste et le ciel gris, j 'aperçois ce chemin par où tout s'éclaire étrangement; comme une porte de sortie dans les détours de mon
jardin. Au delà des jeux de styles et de mots, il y a une voie, encore bien encombrée de pensées inutiles et de babioles intellos, mais le chantier commence à peine, et les murs s'ouvrent petit à
petit. On fleurit l'horizon de possibles insoupçonnés, et la résistance des cloisons, le fracas de la pierre qui se rompt font place à la douceur et à la lumière. Ce ne sont plus de mots usés
mais des mots « chairs », enfin pesants, denses, bruyants et encombrants qui dynamitent les étroits couloirs de mon esprit. Ils sont joyeux et iconoclastes, ils rient de leurs frasques, de ma mine déconfite, de ma
désolation de les avoir laissés rentrer. Ils sont là et ont bien l'intention d'y rester. Le réveil est dur, et ce froid bleu est difficile à accepter mais je sais pourtant qu'il est ami et me
montre la porte vers le sourire.