
Se laisser porter. Juste se laisser porter. Suivre les signes et
trouver cette fluidité souveraine, cette force puissante que rien n'arrête. Être comme une pierre qui roule, qui mousse, qui s'envole. On s'attache aux
ailes des oiseaux, aux jeunes feuilles des arbres, remplies de saveurs printanières. On s'envole sur les murmures
des passagers. Ne pas s'arrêter, ne pas se limiter juste continuer à sentir cet état et faire confiance. Dans mes pas matinaux je trouverai le chemin, dans le rythme j'écarterai le doute et
surmonterai les contretemps. Le bal a commencé, les gestes sont encore hésitants, mais j'insiste et persiste. Des souffles légers me poussent et pressent mes pas, soulèvent mes bras, caressent ma
nuque, et soulèvent mon corps. Mes mots sont des clefs, des cailloux blancs qui balisent le chemin. La plante de mes pieds bénit le sol, sourit et embrasse mon vieux ronchon de poids, lui
promettant une belle journée.