blog de Joachim, du balai Joachim, du balai ! humeurs poétiques de Jack, Simon, Arthur, Moris et autres moins connus
Le voilà donc, bras ballants, bouche bée, essuyant la volée d'injure jetée à sa face blême. Il croit succomber mais reste droit. Il est entier et direct. Il ne se laissera plus faire. Son corps a compris, sa tête non. Un peu plus de temps est nécessaire pour s'affranchir de son rôle, plus de temps pour sortir des chemins battus et arpenter ces territoires nouveaux. Son bras, sa nuque, son sexe, tout est déjà sur le départ. Mais l'esprit résiste et campe les derniers barrages face aux pulsions insurgées qui remontent du tréfonds de ces cellules; la gorge reste l'ultime verrou d'un colère libératrice. Rien ne sortira de cohérent, rien d'audible, qu'un diable de cri horrible et terrifiant. Il n'y aura pas d'explication. C'est impossible. Mais l'acte sera posé enfin, libérateur.