blog de Joachim, du balai Joachim, du balai ! humeurs poétiques de Jack, Simon, Arthur, Moris et autres moins connus
Il y avait cette porte que les passants ne voyaient plus. Si près
d'eux qu'ils effleuraient à chacun de leur pas la poignée magique. Simon aurait aimé leur prendre main amoureusement et poser leurs doigts engourdis sur ce bout de métal et les aider à faire ce
geste fou et si simple. Mais le flot était trop vif et intense. Le plus haut qu'il regardait le ciel, il la voyait. Plus loin, elle était encore là, comme une évidence posée le long des chemins
de ses habitudes. Simon avait plusieurs fois poussé la porte les matins rgis ou des soirs doucement orangés, mais c'était la première fois que sa présence était aussi insistante, comme une
alternative criante.