blog de Joachim, du balai Joachim, du balai ! humeurs poétiques de Jack, Simon, Arthur, Moris et autres moins connus
Inciser, couper, étirer les mots chairs sans vergogne, sans laisser le temps de se retirer, de s'échapper. Introduire la lame juste à l'endroit de l'articulation, dans cet interstice du doute et du lapsus. Hors du contrôle. Là où cela fait mal, là où...
Lire la suiteUn soir un matin, dans un train de retard comme un alibi au retour, saluer un oubli volontaire au coin d'une gare. Un soir, un matin sans chercher plus loin, se laisser emporter par ce flux grossier en jetant par la vitre ses prétextes de paralytique...
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Joachim avait du mal dormir ces soirs de grosse lune gonflée de tristesse. Là haut la belle ronde sifflotait un air si attendu et si réconfortant qu'il ne pouvait y échapper. C'était comme une petite mélodie qui s'était introduit un jour dans son intime...
Lire la suiteEn arrivant sur la plage, Esteban fut d'abord ébloui par cette lumière presque irréelle. Il s'émerveilla ensuite du bleu laiteux de la mer qui l'invitait au bain purificateur. Le premier contact fut timide bien que soudain, comme des retrouvailles avec...
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Çà s'est passé y a longtemps. Il y avait des tas de trucs bizarres, des erreurs de production. Le genre "grande cuisine en vrac" avec des bouts d'improbables, des poisons en puissance, des atomes et molécules inutiles et désespérément seuls, des liaisons...
Lire la suiteSur la grande place des comédies ordinaires, l'homme de l'Est a pris la place du vieux barbu à la guitare. Le son de son accordéon est poli comme celui de son prédécesseur ménageant l'oreille distraite de ses auditeurs involontaires et la clémence des...
Lire la suiteArthur a mal à la tête de trop de mots en lie, indigestes. Trop de mots moribonds, mous ou malades, agités comme des chiffons rouges de l'existence. Des salissures obstinées, des suintements noir pétrole sur des paroles arc en ciel. Des déguisements minables...
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Elle oscille devant les pas de Jack, égrenant des litanies connues au goût indécent qu'elle ponctue de jolies virgules charnues. Des invitations délicieuses à la chute que Jack aimerait suivre dans toute la ville jusque dans des escaliers secrets et tordus...
Lire la suitePart. IV LE PAUVRE SONGE Peut-être un Soir m’attend Où je boirai tranquille En quelque vieille Ville, Et mourrai plus content : Puisque je suis patient ! Si mon mal se résigne Si j’ai jamais quelque or, Choisirai-je le Nord Ou le pays des Vignes ?......
Lire la suiteJoachim se leva trop tard cette journée pour profiter de la vigueur de la vie naissante et de la conscience s'éveillant. Trop tard pour laisser la folie du corps prendre le contrôle du vaisseau grotesque et arracher ses morceaux de chairs à ces amertumes...
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