blog de Joachim, du balai Joachim, du balai ! humeurs poétiques de Jack, Simon, Arthur, Moris et autres moins connus
Arthur a mal à la tête de trop de mots en lie, indigestes.
Trop de mots moribonds, mous ou malades, agités comme des chiffons rouges de l'existence.
Des salissures obstinées, des suintements noir pétrole sur des paroles arc en ciel.
Des déguisements minables dans le pitoyable carnaval de l'égo.
Arthur regarde les scories au pied de cette statue érigée à la hâte sur la grande place de la comédie humaine, un soir d'envie.
Il pleure la farce répétée et l'œuvre décevante, creuse et sans vie.
Il aurait voulu aller plus avant, plus avant du « mot chair » malmené, où se trouve cette chose vacillante et naissante.
Il aurait voulu se débarrasser de cette matière inutile, protection dérisoire.
Retrouver la mélodie sourde et intime qui rassure le cœur de l'enfant,
La clef dans ses mains, serein.
Le geste plein et évident comme aux tous premiers matins du monde.