blog de Joachim, du balai Joachim, du balai ! humeurs poétiques de Jack, Simon, Arthur, Moris et autres moins connus
Morris y pensait souvent ces soirs où la vieille mère le raccompagnait chez lui et où les rencontres qu'il s'était imposées n'avaient que plus avant incisé la plaie. Il imaginait l'éclat argenté de ce cylindre et sa beauté métallique comme une ultime réponse à la souffrance continue de ces morsures répétées des grands soirs. Il aurait aimé trouvé la fuite définitive qui le délivrerait. Certes il connaissait la douleur immense de ces autres meurtris par un destin ingrat et tragique mais il se sentait impuissant à aider ces naufragés, ces orphelins adultes et ces mères sans naissance; Au fond de lui il y avait cet ilot imprenable, où aucun mensonge ni aucune idée fausse ne pouvait accoster.
Non ce ne serait pas ce soir qu'il aurait la grande révélation et succomberait à cet endormissement salvateur qui réveillerait l'homme ridicule. Mais il espérait malgré tout trouver le sommeil.