blog de Joachim, du balai Joachim, du balai ! humeurs poétiques de Jack, Simon, Arthur, Moris et autres moins connus
la
signifiait. Je ne crois pas que je savais vraiment avant. Il y a des jours où le réveil est lourd, pesant, où on a du mal à s'arracher des draps, moites et collants pareils à des linceuls. On
aimerait laisser cette vieille peau qui nous serre. Le jus noir du réveil nous lève
artificiellement mais ne nous libère pas de cette lourdeur. On pousse les volets machinalement. Qu'importe la météo, l'espace nous semble toujours le même. On aimerait crier et chanter. Cela nous
est impossible. On enchaine les automatismes espérant qu'un signe viendra alors nous guider. C'est peut être dans l'odeur du café qui s'écoule poussivement dans une cafetière entartrée, dans une
info jetée par les ondes hertziennes, une note de musique, le rire d'un enfant dans la rue...C'est peut être en descendant les escaliers, dans la rue, en faisant les premiers pas, sur la première
page d'un journal gratuit, sur la facade revisitée d'un vieux bâtiment, sur le visage d'un passager du tramway, ou mieux encore lors une rencontre à l'arrêt de bus. Alors l'ange vient nous souffler quelques mots, et nous dire « réveille toi, tu es là et vivant...Regarde ! »