blog de Joachim, du balai Joachim, du balai ! humeurs poétiques de Jack, Simon, Arthur, Moris et autres moins connus
Il serait bien resté là à attendre comme çà la fin du monde, les oreilles trempant dans une samba délicieusement sirupeuse, hésitant encore sur la position prostrée ou relâchée. Il avait déjà quelques idées pour tuer le temps et jouer à cache cache avec une réalité aux éclats trop vifs. Tranquillement sur le qui vive, les antennes à l'a guet, il aurait grappillé quelques miettes par ci par là de bonheur laissées à l'abandon, des prétextes d'espoir, de grattes cœurs, des alibis à fantasmes.
Comme çà, bien au chaud dans les conduits de la petite Babylone, en arpentant des trajets balisés et sécurisés, s'enhardissant à traverser les pièces vides qu'en cas de nécessité absolue; Il aurait savouré ces petits bonheurs. Mais il restait toujours cette petite chose qui gâchait tout, cette peur panique du grand aveuglement, de l'éclat de lumière traitre et soudain qui le tétanisait.
Il aurait voulu éviter cela à tout prix. C'est déjà dur d'être cloporte au quotidien, de faire des rebuts des plats de rois, d'embellir la crasse collante et obstinée des intérieurs routiniers pour en faire des patines chatoyantes, et de se trainer chaque jour cette armure pectinée grossière et pesante. Mais non, il fallait qu'elle insiste, cette chose qui ne pouvait nommer et qui s'obstinait à éclairer son monde.
Comme çà pour une raison qu'il ignorait, et le plus insupportable de manière totalement imprévisible.