blog de Joachim, du balai Joachim, du balai ! humeurs poétiques de Jack, Simon, Arthur, Moris et autres moins connus
J'ai écrasé « Popinette » et jeté aux ordures des vieux
bouts de « ruminage ». J'ai laissé filer le temps avec les promesses criantes et volantes des chaleurs estivales. J'ai sourit au monde naissant les yeux encore baillant de mauvais rêves
et le corps lourd et douloureux de blessures éthyliques. J'ai prié l'enfer de rester à sa place dans la fournaise froide des décharnés éternels. J'ai espéré une nouvelle fois les caresses de
l'astre bienveillant et guide. J'ai compris que dans ce vertige matinal quelque chose continuait de naitre et que la voix nasillarde de « petit chef » n'était plus à suivre. Qu'il
fallait laisser aux abris inutiles et dérisoires prisons de béton les peurs collectives et les illusions d'apocalypse. J'ai re-senti cette chose naissante dans ma valse titubante prendre
doucement les commandes de ce nouvel être. J'ai remercié ses mains bienveillantes posées sur les miennes qui guidaient les balbutiements de cette chair que je croyais déjà trop vieille. J'ai appris qu'ici tout commençait dans ces prémices de ce petit
homme qui apprend à faire une grande grimace à la dame pesanteur et sa condamnation solennelle.