blog de Joachim, du balai Joachim, du balai ! humeurs poétiques de Jack, Simon, Arthur, Moris et autres moins connus
A portée de main, il y avait cette petite porte. il y avait ces bouteilles à la mer emportées par le large ingrat et boulimique,
ces appels sans retours, ces meutes prêtes à condamner à
l'exil rassurées par la chaleur de la lâcheté, et cette rancœur insupportable au fin fond de son cœur. A portée de main, il fallait dépasser l'odeur nauséabonde des sentiments mensongers, des
peurs collectives, des pas incertains au milieu du cloaque des abandons collectifs. A portée de main, après cette traversée terrifiante il y avait cette petite porte qui s'ouvrait sur la grande
lumière qui brulait, qui faisait fontaine dans ses yeux et dans son cœur, qui balayait ses souvenirs de ces gestes d'amour désespérés et de ces mots sans consistance. Ce matin, au milieu des
escaliers routiniers, il avait cueilli ce sourire du soleil, fragile et éphémère comme une petite fleur du chemin et plus solide que toutes les terres lointaines.