blog de Joachim, du balai Joachim, du balai ! humeurs poétiques de Jack, Simon, Arthur, Moris et autres moins connus
Arthur avait décidé de s'y mettre et de ne plus lâcher; il ne
voulait plus s'arrêter. L'occasion était trop belle, l'espace trop grand pour ne pas le remplir. Enfin tout était là; il voulait aller jusqu'à l'épuisement et sentir cette densité s'accroitre au
fur et à mesure de lignes qui défilaient, apprivoiser cette fluidité enfin, et dépasser le seuil des blessures et de la souffrance. Sin parar, continuer jusqu'au bout des muscles, il
enrageait d'aligner les mots à la suite et ouvrir la porte au grand flot, comme des enfants turbulents viennent au banquet dans un empressement incontrôlable. Il avait le sourire de celui qui
ouvre le bal. Il espérait juste avoir assez de force pour le faire. Car il savait que dans cette multitude de glyphes de nouvelles rencontres naitraient, de nouveaux destins s'illumineraient et
que l'univers reconnaissant éructerait de jolies coïncidences.