blog de Joachim, du balai Joachim, du balai ! humeurs poétiques de Jack, Simon, Arthur, Moris et autres moins connus
Un soir de samedi, on a grand ouvert la porte pour inviter le monde et le tourbillon s'y est engouffré sans qu'on y prenne
garde. Il a emporté avec lui les meubles qu'on aimait bien, les livres et recueils de souvenirs, les arrangements courtois de ces objets d'intérieur, ces « occupe espace » qui
rassuraient.
Sans qu'on y prenne garde, on s'est retrouvé nu pestant contre cet emballement météo, comme un petit garçon, à côté d'une foule d'autres et de petites filles. Le poing rageur face au ciel indifférent, dans les échos du rire gras de la vieille mère, on s'est promis alors, sans trop y croire de ne plus se laisser piéger par les promesses illusoires des décorations d'intérieur et d'écouter plus souvent les bulletins météo.