blog de Joachim, du balai Joachim, du balai ! humeurs poétiques de Jack, Simon, Arthur, Moris et autres moins connus
Les mots manquaient ces matins de
survivance. Des mots sincères, sans far ni retouche. Des allumeurs du monde, qui trainent aux quatre coins de la ville qui s'époumone grassement aux premières lueurs du jour. Il y avait toujours
cette réserve maladive, cette peur instinctive qui faisait du torrent un filet d'eau timide et discret. Arthur ne savait pas encore en maitriser le flux, en contenir l'arrogance. Il se prêtait
encore très souvent au jeu facile des bons mots, des formules coquètes et amusantes, aux d'histoires d'histoire qui n'en finissaient pas de distraire son monde. Il y avait des répits qui
sentaient la fin et la résignation, et qu'il fallait surmonter.
Arthur, inlassablement s'obstinait dans cet exercice ascétique à chaque fois que possible répété, le plus souvent, pour que le canal s'agrandisse et que le flux s'harmonise. Entretenir le feu avec amour, sans trop au début comprendre pour quels convives. Une obstination régulière et sans faille.