blog de Joachim, du balai Joachim, du balai ! humeurs poétiques de Jack, Simon, Arthur, Moris et autres moins connus
Arthur n'arrivait pas à dormir, l'amertume était
insupportable. Il y a avait ce rêve de ces « hommes chiens » qui voulaient lui faire courber l'échine. Malgré les insistances de sa raison, il ne pouvait s'y résoudre. Une force qui
dépassait la peur et se moquait de l'ordre et de l'autorité O Dieu que ces choses pouvaient prendre des formes différentes pour rassurer le lâche ou le corrompu, et s'insinuer dans les pires
failles de l'âme humaine. Mais Arthur savait que cette angoisse et ce malaise profond n'était pas du à ces peurs mais à cette chose sourde qui restait en lui et refusait les caresses sournoises
des maitres chiens. Il y reconnaissait sa survie. Il voulait juste chercher à calmer son esprit et garder un peu de froideur pour organiser ces arguments et se préparer à la bataille calmement.
Il savait que l'ennemi avait besoin qu'il sous-estime le combat. Il savait que tout se jouait là, bien au delà que de ce qui pourrait paraître dérisoire, sur ce fil suspendu au dessus de la mer
des égos. De l'autre côté, il y avait cette rive lumineuse. Il voulait trouver la sérénité du guerrier. La colère ne pouvait être sa conseillère mais la nier eut été fatal; Elle faisait partie
des armes de l'autre. Le sorcier noir avait « remis le couvert », entrainant avec lui dans sa ronde macabre et irrésistible, les faibles et couards, se délectant de ces âmes
définitivement oubliées, exalté par cette nouvelle jeunesse. Mais il n'était lui aussi qu'une simple marionnette.
Arthur repensa alors à ces vassaux enchainés par leur peur et à cette liberté qui effrayait tant les hommes. Il se rappela que ce combat était d'abord le sien, celui de son propre libération, où il devait briser les reflets trompeurs de ces « hommes miroirs » qui lui cachaient l'issue. Alors seulement il aurait vaincu.