blog de Joachim, du balai Joachim, du balai ! humeurs poétiques de Jack, Simon, Arthur, Moris et autres moins connus
Cela ne voulait pas partir, ce mensonge permanent, cette convenance trainée partout par peur de « je ne sais quoi ». Cela collait aux basques irrésistiblement et l'automne était déjà là. Un champ desséché voilà ce que voyait Morris, une étape à franchir pour changer de monde. Une autre chance peut être. Il n'y avait pas grande chose d'autre que des mots épars et sans force, gentils et ordonnés, polis seulement. Il n'avait jamais eu cette arrogance du déchiré, de l' écorché vif. Il avait le verbe et le geste résignés depuis toujours. Il y avait juste ces colères fugaces qui avaient « griffé » un peu de son enfance et de son adolescence mais le tout était maintenu sous le bon contrôle du petit chef qui ne supportait aucun débordement. Le trauma avait laissé des traces invisibles, insoupçonnées. Et ce monde lui paraissait déjà trop vieux.