blog de Joachim, du balai Joachim, du balai ! humeurs poétiques de Jack, Simon, Arthur, Moris et autres moins connus
Ce soir, Simon sent ses cellules comme assoiffées absorber les notes et les pulsations de cet orchestre erratique. Il ne comprend pas tout mais ferme les yeux et respire. C'est une cascade d'étincelles improbables qui courent sur sa peau. Simon s'enivre à suivre ce ballet nouveau et à observer ses cellules s'éveiller. La tête n'est plus là laissant la sensation s'épaissir lentement et surement. "Juste la laisser passer, ne pas comprendre, sentir c'est tout". Elle est en lui enfin ! Timide, deux entités qui se regardent. Se découvrent. "J'accepte " se dit Simon. Et dans le noir de cette salle, la musique imprévisible est un renfort précieux. Elle inonde son corps et comme dans un grand jeu de domino se répand plus profond dans les chairs contaminant chaque espace déserté de la grande masse des cellules serviles et anonymes. C'est comme le début d'une renaissance dans ce lieu inattendu, comme un incendie libérateur où la pensée, pompier dérisoire, tente vainement d'éteindre des foyers naissants toujours plus nombreux.