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1 juillet 2015 3 01 /07 /juillet /2015 06:24
Programmation

C'était programmé. Quelque part. Morris en savait franchement rien. Où. C'était là. Pris un jour, il a rangé le programme dans un bout de vêtement quelque part. Et tout était à l'heure, l'ouverture de la salle, le film...Les acteurs étaient brillants et inspirés. Le scénario, affreusement banal, avait le mérite de l'efficacité. Une histoire d'amour. Simple et ratée. Juste çà. Cela tenait la route une fausse victime. La mise en scène irréprochable. Non franchement cela tournait. Simple mais pas banal finalement..

31 janvier 2015 6 31 /01 /janvier /2015 08:02
Pif paf !

Pif paf et une bonne envie de taper. Balancer un uppercut et balancer la purée juste pour remettre les pendules à l'heure et retrouver un peu de sérénité. C'était une réponse basique reconnaissait en lui même Moris. Mais bon Dieu , que cela pouvait faire du bien. A s'acharner à trouver des réponses dans des nuits sans sommeil, il lui semblait qu'ai moins cette solution avait ses chances de faire avancer le dossier...

31 janvier 2015 6 31 /01 /janvier /2015 07:48

On avait tiré les rois. C'est con c'était tombé sur lui. Moris avait rien demandé mais allez savoir c'était pour sa pomme encore une foi ! Une jolie couronne dorée; Il avait pris le cadeau de circonstance comme une reconnaissance par défaut.

28 janvier 2015 3 28 /01 /janvier /2015 09:08

Le grand corbeau avait tapé à la fenêtre avec son bec grossier, attiré par le dessert appétissant que savourait la petite fille. Une belle pâte feuilletée...Il aurait aimé rentrer et picorer sur le bord du lit un bout du gâteau qui semblait si bon. Mais elle ignora royalement la silhouette sombre, jusqu'à avoir totalement fini sa pâtisserie. Elle daigna alors entrouvrir furtivement la fenêtre et jeter quelques miettes à la volée.....

25 septembre 2014 4 25 /09 /septembre /2014 08:18

Peut être que c'était là. Un endroit pour dormir enfin et poser, reposer ses côtes fatiguées et maigres de vieux loup solitaire. Un endroit pour terminer l'errance avec cet éternel souffle court de la fuite permanente et cette "faim" qui serre les chairs.

Un endroit pour voir pousser aussi peut être. Un endroit, nulle part mais bien précis, à côté d'elle, pour se réveiller enfin reposé et prêt.

25 septembre 2014 4 25 /09 /septembre /2014 08:15

A bien parler, il ne fallait pas de mots. Ou alors des mots d'enfants, des mots libres, des mots voyous de poète, qui pètent et dégrafent leur ceinture...et s’écroulent sur le sofa ivres et confiants. A bien parler il fallait ces mots pour lui dire qu'on l'aime...

28 juillet 2014 1 28 /07 /juillet /2014 23:47
Sentinelles

Des soirs aux matins,

sentinelles en rive d'élite,

elles guettent les soubresauts des âmes

qui se reniflent

entre deux ruines.

Et ruminent patiemment

le long transit d'entre les deux mondes...

28 juillet 2014 1 28 /07 /juillet /2014 23:24

Terminé les trucs qui pètent dans le ciel et ravissent les badauds. Pour un bout de temps. Le ciel multicolore serait triste encore pour de nombreuses années, le cœur hémorragique. Il avait cru passer la date sans embuche mais une marrée avait ravagé le petit îlot et dévasté les ridicules contreforts...

28 juillet 2014 1 28 /07 /juillet /2014 23:07

Il s'était dit. Il l'avait mis. Là au fronton du jour nouveau et espérait plus jamais le voir caché. Rehab comme priait l'étoile brûlée, comme chantait ces vieux enfants aux chemises séductrices sur un bout de rivage. Il avait trainé et hésité pour enfin se décider à aller à l'autre bout de l'étang. Suive le nouveau programme et vaincre l'ennui. Déchirer les pellicules coriaces qui avait enveloppé le tachycardique...Rehab comme une litanie de soir d'été...

20 juillet 2014 7 20 /07 /juillet /2014 11:03

La source semble tarie pensa Arthur. Il hésita quelques instants devant le sombre alphabet. Il ne voulait pas pas la contraindre. Juste attendre le bon moment. Il savait l'eau proche prête à jaillir. Il voulait dépasser cette apparence trompeuse. Il prit patience. Il se souvint de mimosas mortifères aux prémices du printemps, d'une route qui ne lui appartenait pas. Il trouva son pas cahotique et incertain comme celui d'un nouveau né. C'est à cet instant d'équilibre éphémère qu'il ressentit le bouillonnement salvateur, la connexion tant recherchée. Il avait encore oublié, trompé par le paysage désertique. C'était bien là.