blog de Joachim, du balai Joachim, du balai ! humeurs poétiques de Jack, Simon, Arthur, Moris et autres moins connus
Il y a ce don qui n'est pas recevoir. Il y a cette
attente sans soleil qui nous fait mentir. Le cœur gonflé de rancœur, les mots forment un caillot dans la gorge. La vielle mécanique suit son chemin sous la pluie froide de ce soir redevenu
rassurant. La voie est toute proche pourtant mais la porte s'est refermée. La machinerie infernale a repris le dessus enterrant le doute salvateur et éloignant la possible crise salutaire. Les
miasmes d'égoïsme et de mesquinerie sont restés sur les habits de l'homme. L'autre se demande pourquoi il est revenu et pour quelle bonne raison. Les mots injustes cachent maladroitement et de
manière insupportable la vraie désespérance. L'autre aimerait être un miroir tout simple, mais ces mots sont insuffisants, trop facilement corruptibles dans sa bouche et dans l'esprit de l'autre.
Il ne voit qu'un cœur aveugle et souffrant, un abime sans fin que rien ne peut remplir, insatiable et boulimique. Il aimerait le laisser dans sa fange, la rage à l'intérieur la colère au bord des
lèvres. Mais cette solution lui semble sans fin, une facilité qui ne veut plus lui concéder. Il ne veut plus être cet autre qui répond mais lui même, qui offre.