blog de Joachim, du balai Joachim, du balai ! humeurs poétiques de Jack, Simon, Arthur, Moris et autres moins connus
Il y a de l'or dans ces mains, de grands rayons de lumière qui s'échappent de ses paumes. C'est si beau qu'il en
pleure parfois, débordé et submergé par ce flot d'émotions qui s'empare de lui. Il aimerait donner tant. Ses mains il
ne sait pas où les foutre. Il se sent faible comme un enfant maladif incapable de se protéger; Et cet or lui brule les doigts, et continue de déchirer son cœur. Il voudrait crier le plus loin
possible et inonder la terre de cette joie mais elle reste là comme un oisillon mourant sur le goudron bleu du trottoir. Puis il y a les jaloux, les rapaces de tout genre, gnomes grouillants qui
rodent, le traquent, s'approchent de lui fascinés par cette lumière. C'est leur légion qui fait leur force, leur obstination leur nuisance. Son don est une souffrance, une torture. Il se répète
cette exigence de trouver le chemin qui lui permettrait de continuer sans tomber, sans être submergé, suivant enfin le rythme salutaire. Mais son cœur hoquette, s'emballe et ses yeux se mouillent
à ne pouvoir partager. Son impuissance le désarme et l'afflige et sa rage est vaine. C'est une prison insondable. Que faire de tout cela ? Il se demande si il a cette force suffisante pour ouvrir
sa porte à cette foule d'espoirs froissés et de cœurs ankylosés Il se sent si fragile. Il aimerait apercevoir cette étoile, entendre cette voix réconfortante, cette présence qui lui prendrait sa
main et juste un instant l'accompagnerait dans cet élan si capital. Mais il est seul, avec ces armes qui lui paraissent tellement ridicules, et le guerrier, le corps fourbu, dans la brume du
matin pleure sur ses épées....